La société prend de plus en plus conscience de l’importance des questions liées à l’environnement, mais aussi du levier que représentent les technologies associées pour son développement économique. La région Rhône-Alpes bénéficie de multiples atouts pour un développement durable : ressources abondantes, réserves naturelles, industrie de pointe, agriculture raisonnée, habitat maîtrisé… Pourtant, l’équilibre entre les différents pôles concernés – la nature, l’économie et la société – apparaît à chacun comme fragile. Les pollutions d’origine urbaine, industrielle et agricole affectent la qualité et les fonctions des milieux (air, eau, sols) ainsi que les services qu’ils rendent. La complexité des échanges en région de montagne amplifie ces effets par des phénomènes de concentration. L’aménagement rural et urbain expose les populations aux risques liés aux phénomènes naturels et aux pollutions diffuses ou accidentelles.

L’ambition du projet de recherche porté par l’ARC Environnement est d’aider notre région à maintenir l’équilibre fondamental, mais fragile, du développement durable en s’appuyant sur le secteur de la recherche et de l’innovation, particulièrement actif dans les thématiques de l’ingénierie environnementale et de l’étude des relations environnement-santé.

Un tissu universitaire dense, la forte présence d’EPST, tels Irstea (ex Cemagref), CNRS, INRA, IRD, l’existence de pôles de compétitivité forts (en particulier Axelera), l’inscription claire de ces thématiques dans les projets des universités régionales, assure la crédibilité de cet ARC. L’enjeu est de faciliter les actions pluridisciplinaires et les synergies dans les domaines de la recherche, de la formation et de l’expertise en s’appuyant sur les moyens et les outils mutualisés (entre autres les plates-formes et observatoires du GIS Envirhônalp) et en créant une animation scientifique susceptibles de renforcer les équipes en place et d’attirer de nouvelles équipes rhônalpines.


Les objectifs de l’ARC sont :

i) de contribuer à l’avancée des connaissances sur les systèmes environnementaux, leurs mécanismes fondamentaux et leurs interactions avec la société,

ii) de répondre aux grandes interrogations publiques par la diffusion de ces savoirs nouveaux et par leur intégration aux prises de décisions,

iii) de favoriser l’essor économique de notre région par la conception de procédés, d’écotechnologies et de pratiques nouvelles participant au développement durable,

iv) de servir de levier aux actions nationales et internationales.

  

Ces objectifs viseront six approches transversales en particulier :

o évolution du climat à l’échelle régionale et adaptation au changement climatique ;

o ville et urbanisation ;

o usages, pratiques, représentations ;

o états de référence, normes, marqueurs, processus historiques ;

o innovation technologique et nouveaux systèmes de production ;

o qualité des milieux (air – eau – sol). 

 

Huit axes thématiques, correspondant à des communautés scientifiques dont la structuration a été renforcée au moyen des précédents clusters ont été retenus : 

1) chimie durable et procédés éco-efficients ;

2) risques naturels et technologiques ;

3) santé et environnement, écotoxicologie ;

4) écosystèmes : biodiversité, fonctions et usages ;

5) production agricole durable ;

6) méthodes et outils de connaissances, de médiation et de gestion de l’environnement ;

7) matériaux et environnement ; 

8) écotechnologies pour la gestion des effluents et des déchets.

Ces huit axes thématiques seront croisés et mis fortement en relation avec les approches transversales.

Les Sciences Humaines et Sociales devront être intégrées le plus systématiquement possible et de façon transversale dans chacun des axes.


 Télécharger le programme scientifique de l’ARC 3 :

programme scientifique ARC3 2012-2015